
Selon une enquête conduite par la société Credant Technnologies, plus de 25 % des Britanniques utilisent des outils numériques, tels que des ordinateurs portables,
pour travailler au lit. 57 % de ces accros au boulot, travaillent de cette manière 2 à 6 heures par semaine. Par ailleurs, 8 % d'entre eux admettent qu'ils passent plus de temps à pratiquer
cette activité qu'à parler avec leur conjoint. Enfin, si 96 % des personnes interrogées disent que la dernière chose qu'elles font avant de s'endormir est d'embrasser leur partenaire, les 4
% restant, dont 71 % sont des hommes, vérifient leurs emails
(source JDN/Management).
La pression du travail devient telle, que la vie professionnelle se confond peu à peu avec la vie privée. Le plus grave dans cette affaire, c'est que le travail-loisir prend vite la forme
d'une habitude voire d'une addiction. Le simple fait de fignoler une présentation powerpoint sur son PC, de planifier son activité future, de lire ses mails... ne font qu'arimer la
pression du quotidien et maintenir le salarié dans un état de flow permanent et très fatigant. Peu à peu on se détourne du repos mental, de ce repli sur soi nécessaire à l'analyse de son
activité. L'esprit et l'énergie courbent sous le poids de ces taches inventées de toutes pièces qui servent simplement à se rassurer sur notre implication corps et âme à conduire notre
métier. C'est souvent notre
auto-saboteur qui nous oblige à rester dans cet état de veille professionnelle
prolongée, qui met à l'épreuve la confiance en soi : "tu devrais lire tes mails on ne sait jamais!", "emmène donc cette pile de dossiers à la maison, tu ne seras jamais prêt pour demain!"...
La crainte de louper un évènement important doit elle obliger à une consultation de ses mail à 23h00 ? Certainement pas mais cela doit amener à une réflexion sur sa propre organisation :
- Qu'est ce que je fais sur une journée de travail qui fait parfois plus de 12H00?
- Quelles sont les tâches urgentes, importantes et celles qui polluent mon activité au point d'en oublier les précédentes?
- Quels sont les moments de la journée durant lesquels je suis le plus productif, à quoi les utilise-je?
- Est-ce que j'ai mis en place une organisation des tâches qui me facilite réellement la vie?
- Quels sont les bénéfices de privilégier à outrance ma vie professionnelle?
- Parler à son conjoint de son activité n'apporte t-il pas plus de pistes de réflexions aux problématiques bloquantes?
Sortir, communiquer avec sa famille, aller à la rencontre de ses amis, faire une ballade au parc, s'inscrire dans
un club de sport ... il existe autant de façons de s'aérer l'esprit que de prétextes pour rebrancher votre pc après votre journée de travail. De quel côté se trouvent d'après-vous les
bénéfices?
Ça fait longtemps que vous n'avez pas fait la surprise d'aller à la rencontre de votre moitié à la sortie de son travail?
Publié le 09/06/2009 à 14h14 dans Développement des compétences, du potentiel