Le phénomène Facebook n'a pas fini de bouleverser la société, mais
pas dans le bon sens. Kimberley Swann vient d'être licenciée parce qu'elle a écrit sur sa page Facebook qu'elle s'ennuyait à son travail.
Kimberley Swann illustre l'impossibilité pour les salariés de préserver leur vie privée en entretenant une page Facebook
La jeune fille, originaire de la ville de Clacton dans l'Essex (Royaume-Uni), se défend de ne pas avoir nommer la société dans laquelle elle venait de commencer son nouveau job depuis trois semaines seulement. Rien à faire. Son nouveau patron, Steve Ivell, Président de Ivell Marketing & Logistics, estime que le lien de confiance est «rompu» avec cette salariée. Kimberley Swann a donné accès à sa page Facebook à ses nouveaux collègues de travail dès son arrivé dans l'entreprise. Mal lui en a pris, ses états d'âme lui ont coûté son poste. Un représentant syndical de la fédération TUC Union estime que les «salariés doivent avoir le droit à la protection de leur vie privée». Oui, d'accord. Mais que fait-on lorsqu'ils l'étalent eux-mêmes sur Facebook? Kimberley Sawnn ne s'est pas épanchée sur ses conditions du travail à côté de la machine à café.
Son boss a indiqué : "Si Miss Swann avait mis une affiche sur le panneau d'affichage du personnel avec les mêmes observations et avait invité les autres membres du personnel à les lire, il y aurait eu le même résultat"
Elle s'est répandue sur un média puissant, Facebook, aussi influent à certains égards que si elle avait fait une déclaration à la télévision dans le journal de 20h. Facebook rend la vie banale de tout un chacun aussi intéressante que celle d'une star people. Mais gare au revers de la médaille. Le pire dans cette histoire, triste et burlesque à la fois, est que Kimberley Swann est toute fière que sa mésaventure lui a valu des centaines de nouveaux amis sur sa page Facebook puisque, comme chacun sait, le but ultime de Facebook, et la fierté suprême de ses adeptes, est d'afficher le plus grands nombre d'amis au compteur. Une finalité comique.